Le permis d'études canadien après une admission à Toronto
Pour qui ? Les étudiants français admis à Toronto (ou en passe de l'être) qui doivent préparer leur permis d'études et leur arrivée.
Sommaire
| Étape | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| Lettre d'acceptation (LOA) | Délivrée par l'université après acceptation de l'offre |
| Lettre d'attestation provinciale (PAL) | Exigée depuis le 22 janvier 2024 en premier cycle ; valable pour l'année de plafond où elle est délivrée |
| Plafond 2026 | Jusqu'à 408 000 permis d'études, dont 155 000 pour de nouveaux arrivants ; règles du plafond 2027 non encore publiées |
| Preuve de fonds | CAD 23 448 par an de subsistance (demande depuis le 1er septembre 2026), plus scolarité et voyage |
| Frais | CAD 150 pour le permis, CAD 85 de biométrie |
| Travail pendant les études | Jusqu'à 24 heures par semaine hors campus pendant les sessions (règle en vigueur depuis le 8 novembre 2024) |
| Après le diplôme | PGWP jusqu'à 3 ans après un programme de 2 ans ou plus ; niveau CLB 7 en anglais exigé |
L’admission à Toronto n’est pas la dernière étape : encore faut-il obtenir le droit d’étudier au Canada. C’est le rôle du permis d’études, une démarche distincte d’un visa étudiant classique, qui se prépare dès l’admission. Les règles canadiennes ont beaucoup changé depuis 2024 : ce guide en détaille les étapes, avec les montants et dates en vigueur au 15 octobre 2026.
Une démarche distincte d’un visa
Beaucoup de familles françaises parlent de « visa » pour le Canada. En réalité, il s’agit d’un permis d’études, délivré par IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada). C’est une autorisation de séjour pour étudier, avec ses propres conditions. Un document d’entrée peut par ailleurs être requis selon votre situation. Ne réduisez pas cette étape à une formalité : elle demande du temps et des justificatifs. Nos repères pour étudier au Canada et notre page sur le visa étudiant posent le cadre.
Étape 1 : accepter l’offre et obtenir la lettre d’acceptation
Une fois admis, vous acceptez votre offre auprès de l’université, qui vous délivre une lettre d’acceptation (Letter of Acceptance, LOA). C’est la pièce de base de votre demande de permis d’études. Sans elle, la démarche ne peut pas commencer.
Étape 2 : obtenir la lettre d’attestation provinciale (PAL)
Depuis le 22 janvier 2024, la plupart des demandes de permis d’études exigent une lettre d’attestation provinciale (Provincial Attestation Letter, PAL). Elle atteste que votre place s’inscrit dans le quota de l’Ontario, au sein du plafond national fixé chaque année par IRCC. Pour 2026, ce plafond prévoit jusqu’à 408 000 permis d’études, dont 155 000 pour de nouveaux arrivants. Depuis le 1er janvier 2026, les étudiants en master et en doctorat d’un établissement public sont dispensés de PAL, mais pas les étudiants de premier cycle.
Point de vigilance : une PAL n’est valable que pour l’année de plafond où elle est délivrée (une PAL 2026 expire le 31 décembre 2026). Pour une rentrée en septembre 2027, votre demande relèvera du plafond 2027, dont IRCC n’avait pas encore publié les allocations au 15 octobre 2026. L’établissement vous indique comment obtenir la PAL dans le cadre de votre admission.
Étape 3 : réunir la preuve de fonds
Le Canada exige une preuve de fonds solide. Hors Québec, pour une demande déposée depuis le 1er septembre 2026, il faut démontrer CAD 23 448 par an de frais de subsistance pour un étudiant seul (contre CAD 22 895 auparavant), en plus des frais de scolarité de la première année et du voyage. Relevés bancaires des six derniers mois, GIC (Guaranteed Investment Certificate) émis par une institution canadienne participante ou attestation de bourse font partie des justificatifs acceptés. Documentez ces ressources tôt : c’est souvent ce qui prend le plus de temps. Voir notre guide sur le coût de la vie.
Étape 4 : déposer la demande et effectuer les formalités
Vous déposez ensuite votre demande de permis d’études en ligne auprès d’IRCC (frais de CAD 150), avec la LOA, la PAL, la preuve de fonds et les pièces demandées. S’ajoutent la biométrie (CAD 85) et, parfois, une visite médicale. Les délais de traitement sont variables et parfois longs : lancez la démarche dès l’admission, sans attendre. Le calendrier de candidature vous aide à situer cette étape dans le temps.
Pendant et après les études : travail et PGWP
Pendant les sessions de cours, un étudiant à temps plein peut travailler hors campus jusqu’à 24 heures par semaine (règle en vigueur depuis le 8 novembre 2024), sans limite pendant les congés prévus au calendrier. Après le diplôme, le permis de travail post-diplôme (PGWP) peut permettre de travailler au Canada jusqu’à trois ans après un programme admissible de deux ans ou plus. Pour une licence, il n’y a pas d’exigence de domaine d’études, mais depuis le 1er novembre 2024 il faut prouver un niveau CLB 7 en anglais (ou NCLC 7 en français). Les règles évoluent : vérifiez les conditions en vigueur au moment de votre diplôme. Notre guide sur la vie étudiante évoque ces perspectives.
En résumé
Le permis d’études est la dernière ligne droite avant la rentrée, mais elle se prépare tôt : lettre d’acceptation, lettre d’attestation provinciale (dans le cadre du plafond 2027), preuve de fonds documentée sur le barème de CAD 23 448, demande auprès d’IRCC et formalités. Anticiper chaque étape sécurise votre départ. Pour être accompagné sur cette démarche, contactez-nous.
Étape par étape
Accepter l'offre et obtenir la LOA
Une fois admis, acceptez votre offre pour recevoir la lettre d'acceptation officielle (LOA), pièce de base de la demande de permis.
Obtenir la lettre d'attestation provinciale (PAL)
Depuis le 22 janvier 2024, une PAL est exigée pour les études de premier cycle. Elle est délivrée par l'établissement dans le cadre des quotas de l'Ontario, en général après l'acceptation de l'offre et le paiement d'un acompte.
Réunir la preuve de fonds
Documentez vos ressources : CAD 23 448 par an de subsistance (barème en vigueur depuis le 1er septembre 2026), plus la scolarité de la première année et le voyage. Relevés bancaires, GIC ou attestation de bourse peuvent servir de justificatifs.
Déposer la demande auprès d'IRCC
Constituez et déposez votre demande de permis d'études en ligne, avec la LOA, la PAL, la preuve de fonds et les pièces demandées, et réglez les CAD 150 de frais.
Effectuer les formalités et anticiper les délais
Biométrie (CAD 85) et, parfois, visite médicale complètent le dossier. Les délais de traitement sont variables : lancez la démarche dès l'admission.
Erreurs fréquentes à éviter
Questions fréquentes
Faut-il un visa ou un permis d'études pour Toronto ?
Pour étudier au Canada, il faut un permis d'études, une démarche distincte d'un visa étudiant classique. Il s'obtient après l'admission, auprès d'IRCC, avec une lettre d'acceptation, une lettre d'attestation provinciale et une preuve de fonds. Un document d'entrée (visa ou autorisation de voyage électronique) peut aussi être requis selon votre situation.
Qu'est-ce que la lettre d'attestation provinciale (PAL) ?
La PAL (Provincial Attestation Letter) est exigée depuis le 22 janvier 2024 pour la plupart des demandes de permis d'études. Elle atteste que votre place s'inscrit dans le quota de la province, et elle n'est valable que pour l'année de plafond où elle est délivrée (une PAL 2026 expire le 31 décembre 2026). Depuis le 1er janvier 2026, les étudiants en master et en doctorat d'un établissement public en sont dispensés, mais pas ceux du premier cycle. Pour une rentrée en septembre 2027, la demande relèvera du plafond 2027, dont IRCC n'avait pas encore publié les règles au 15 octobre 2026.
Quelle preuve de fonds faut-il pour le permis d'études ?
Hors Québec, pour une demande déposée depuis le 1er septembre 2026, il faut démontrer CAD 23 448 par an de frais de subsistance pour un étudiant seul (contre CAD 22 895 auparavant), en plus des frais de scolarité de la première année et du voyage. Relevés bancaires, GIC émis par une institution canadienne ou attestation de bourse font partie des justificatifs acceptés. Ce montant est révisé régulièrement : vérifiez-le sur canada.ca au moment de déposer.
Peut-on rester travailler au Canada après le diplôme ?
Le permis de travail post-diplôme (PGWP) peut permettre de travailler au Canada jusqu'à trois ans après un programme admissible de deux ans ou plus. Pour une licence (bachelor), il n'y a pas d'exigence de domaine d'études, mais depuis le 1er novembre 2024 il faut prouver un niveau CLB 7 en anglais (ou NCLC 7 en français). Les règles évoluent : vérifiez les conditions en vigueur au moment de votre demande.
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