Le niveau d'allemand exigé par l'ETH
Pour qui ? Lycéens français et familles visant un bachelor à l'ETH Zurich (entrée 2027) et confrontés à l'exigence d'allemand.
Sommaire
| Élément | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| Langue du bachelor | 100 % en allemand, dans toutes les filières de premier cycle |
| Niveau exigé | C1 pour les candidats non germanophones |
| Certificats acceptés | Goethe-Zertifikat C1, ÖSD Zertifikat C1, TestDaF, telc Deutsch C1 (liste officielle) |
| Validité | Certificat datant de moins de deux ans |
| Date limite | À remettre au plus tard le 31 mars, avec le dossier eApply |
| Anglais | Non accepté en bachelor ; langue de la plupart des masters |
| Exemptions | Abitur allemand ou maturité de Suisse alémanique, entre autres ; bac français non exempté |
| Voie francophone | Bachelor à l'EPFL (Lausanne, en français) |
À l’ETH Zurich, il n’y a ni entretien ni lettre de motivation à l’anglaise : le vrai filtre d’entrée en bachelor, c’est la langue. Tous les cursus de premier cycle se donnent entièrement en allemand, et les candidats non germanophones doivent en justifier par un certificat de niveau C1, remis au plus tard le 31 mars et datant de moins de deux ans. Autrement dit, la question n’est pas seulement d’être un bon élève de sciences : c’est d’atteindre, à temps, un allemand académique solide. Ce guide détaille le niveau attendu, les certificats acceptés, les rares exemptions et la stratégie pour viser le C1 sans se mettre en difficulté.
Un bachelor entièrement en allemand
Contrairement à une idée répandue, l’ETH n’est pas un établissement anglophone au niveau bachelor. Toutes les filières de premier cycle, de l’informatique au génie civil en passant par la physique, les mathématiques ou l’architecture, sont enseignées en allemand. Cours magistraux, exercices, examens et échanges avec les enseignants : tout se déroule dans cette langue. L’anglais y est présent, notamment dans la littérature scientifique et surtout à partir du master, mais il ne remplace jamais l’allemand en premier cycle.
Ce choix a une conséquence directe pour un lycéen français : même avec un excellent dossier scientifique, vous ne pourrez pas suivre le cursus sans un allemand de niveau universitaire. C’est pourquoi l’ETH exige une preuve formelle du niveau avant l’inscription. Pour la voie d’admission générale et le rythme des échéances, voyez notre guide sur le calendrier de candidature.
Le C1, seul niveau accepté
Le niveau demandé aux non-germanophones est le C1 du Cadre européen commun de référence (CECR), soit une maîtrise avancée : comprendre des textes longs et exigeants, s’exprimer couramment sur des sujets complexes, suivre un cours dense sans effort de traduction permanent. Le B2, souvent présenté comme un bon niveau au lycée, ne suffit pas.
Concrètement, atteindre le C1 depuis le niveau d’un lycéen français représente en général plusieurs années de travail régulier. C’est la raison pour laquelle il faut s’y prendre tôt, idéalement dès la seconde ou la première, et ne pas reporter cet objectif à la terminale, déjà chargée par le baccalauréat et le dossier de candidature.
Quels certificats l’ETH accepte
L’ETH reconnaît une liste précise de certificats officiels de niveau C1. Les principaux sont le Goethe-Zertifikat C1, l’ÖSD Zertifikat C1, le TestDaF et le telc Deutsch C1. La liste officielle fait foi : vérifiez-la sur ethz.ch avant de vous inscrire à un examen, car les intitulés et les conditions peuvent évoluer.
Deux règles pratiques sont à retenir. D’abord, le certificat doit dater de moins de deux ans à la date de remise : un diplôme passé trop tôt peut être refusé. Ensuite, il doit être transmis au plus tard le 31 mars, avec votre dossier de candidature eApply. Une candidature dépourvue de certificat valide à cette date ne peut pas aboutir : c’est un point de calendrier à sécuriser en priorité.
Qui peut être exempté du certificat
Certains profils sont dispensés du certificat d’allemand. C’est le cas des personnes de langue maternelle allemande, des titulaires d’un Abitur allemand ou d’une maturité de Suisse alémanique, de la Reifeprüfung autrichienne, ou encore de diplômes du Luxembourg, du Tyrol du Sud et de la communauté germanophone de Belgique. Un bachelor de trois ans ou plus enseigné en allemand exempte également.
Point important pour les candidats français : le baccalauréat français, même dans sa version OIB, n’exempte pas du certificat. En revanche, l’AbiBac, qui délivre l’Abitur allemand en plus du bac, peut ouvrir droit à une exemption, à confirmer sur ethz.ch, car seule la délivrance effective de l’Abitur est reconnue. En cas de doute, partez du principe que le certificat sera exigé et préparez-le dès maintenant.
L’anglais ouvre les masters, pas le bachelor
L’anglais n’est pas accepté pour candidater en bachelor. Il devient en revanche la langue de la plupart des masters de l’ETH, ce qui change la donne pour les francophones. Beaucoup d’étudiants français choisissent donc de faire leur bachelor à l’EPFL, l’école sœur romande située à Lausanne, où l’enseignement se fait en français, puis de rejoindre l’ETH en master, souvent en anglais.
Cette voie francophone est une stratégie parfaitement légitime, et souvent plus réaliste que de viser un bachelor en allemand sans base solide dans cette langue. Elle permet de construire d’abord son niveau scientifique en français, puis d’ajouter l’allemand progressivement. Pour situer les deux écoles dans le paysage helvétique, voyez notre panorama étudier en Suisse.
Viser le C1 à temps : la stratégie
La bonne nouvelle, c’est que ce filtre est prévisible et entièrement sous votre contrôle, à la différence d’un entretien ou d’un concours. La feuille de route est simple dans son principe. Commencez tôt, dès la seconde si possible, pour étaler l’effort. Choisissez rapidement un certificat de la liste officielle et repérez ses sessions d’examen, qui ne sont pas illimitées dans l’année. Combinez cours structurés, immersion (séjours, échanges, médias en allemand) et entraînement spécifique au format de l’examen visé.
Si votre baccalauréat général français ne remplit pas toutes les conditions d’admission directe, vous devrez en plus passer l’examen d’admission de l’ETH, lui aussi en allemand : la maîtrise de la terminologie disciplinaire, en mathématiques, physique et chimie, devient alors décisive. Notre guide dédié à l’examen d’admission détaille ce cas de figure et son calendrier propre.
Par où commencer
Le niveau d’allemand est le point qui se prépare le plus à l’avance, et le plus pénalisant si on le néglige. Faites d’abord le point : êtes-vous potentiellement exempté, ou devez-vous viser le C1 ? À partir de là, construisez un calendrier réaliste jusqu’au 31 mars, en gardant une marge pour repasser l’examen si besoin. Si vous hésitez entre la voie germanophone à l’ETH et la voie francophone à l’EPFL, parlons-en : nous vous aidons à bâtir un plan langue cohérent, adapté à votre niveau et à votre projet, sans jamais vous promettre l’admission.
Étape par étape
Vérifiez si vous êtes exempté
Un Abitur allemand, une maturité de Suisse alémanique ou l'allemand comme langue maternelle dispensent du certificat. Le bac français, même OIB, ne dispense pas : dans le doute, préparez le C1.
Choisissez un certificat de la liste officielle
Optez tôt pour l'un des certificats reconnus (Goethe-Zertifikat C1, ÖSD Zertifikat C1, TestDaF ou telc Deutsch C1) et repérez ses sessions d'examen, qui sont limitées dans l'année.
Planifiez votre montée au C1 dès la seconde
Passer du niveau lycée au C1 demande en général plusieurs années de travail régulier. Combinez cours structurés, immersion et entraînement au format de l'examen visé.
Réservez votre session d'examen à temps
Prévoyez de passer le certificat suffisamment tôt pour disposer d'une marge en cas d'échec, tout en respectant la règle des moins de deux ans à la date de remise.
Remettez le certificat au 31 mars avec le dossier eApply
Le certificat valide doit accompagner votre candidature au plus tard le 31 mars. Sans lui à cette date, le dossier ne peut pas aboutir : c'est une échéance à sécuriser en priorité.
Préparez la terminologie disciplinaire en allemand
Si vous devez passer l'examen d'admission de l'ETH, il se déroule aussi en allemand : maîtrisez le vocabulaire de mathématiques, physique et chimie dans cette langue.
Erreurs fréquentes à éviter
Questions fréquentes
Faut-il vraiment parler allemand pour étudier à l'ETH Zurich ?
Oui, pour le bachelor. Toutes les filières de premier cycle sont enseignées en allemand, cours, exercices et examens compris. Les candidats non germanophones doivent justifier d'un niveau C1 par un certificat officiel. L'anglais ne remplace pas l'allemand à ce niveau.
Quel certificat d'allemand l'ETH accepte-t-elle ?
Les principaux certificats reconnus sont le Goethe-Zertifikat C1, l'ÖSD Zertifikat C1, le TestDaF et le telc Deutsch C1. Le certificat doit dater de moins de deux ans. Vérifiez la liste officielle et ses conditions sur ethz.ch avant de vous inscrire à un examen.
Le bac français ou l'OIB dispense-t-il du certificat d'allemand ?
Non. Le baccalauréat français, même dans sa version OIB, n'exempte pas du certificat. L'AbiBac, qui délivre l'Abitur allemand, peut ouvrir droit à une exemption, mais cela reste à confirmer sur ethz.ch : seule la délivrance effective de l'Abitur est reconnue.
Puis-je étudier à l'ETH en anglais ?
Pas en bachelor : l'anglais n'y est pas accepté. En revanche, il devient la langue de la plupart des masters. C'est pourquoi beaucoup de francophones font leur bachelor à l'EPFL, en français, puis rejoignent l'ETH en master.
Quand dois-je fournir mon certificat C1 ?
Au plus tard le 31 mars, avec votre dossier de candidature eApply. Une candidature sans certificat valide à cette date ne peut pas aboutir. Anticipez la session d'examen pour disposer d'une marge, et confirmez les dates exactes sur ethz.ch.
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