ETH Zurich : les questions fréquentes des candidats français
Pour qui ? Toute personne qui débute ses recherches sur l'ETH Zurich et veut des réponses fiables et concises avant d'approfondir chaque sujet.
Sommaire
| Élément | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| Langue du bachelor | 100 % en allemand ; certificat C1 exigé au plus tard le 31 mars |
| Diplôme d'accès | Baccalauréat général reconnu (accord bilatéral France, mention L & B) |
| Admission sans examen | Mention très bien (16/20) plus matières et notes requises |
| Examen d'admission | Réduit (4 matières, CHF 550) ou complet, en allemand, en janvier |
| Frais de scolarité (Français) | CHF 2 190 par semestre, soit de l'ordre de CHF 4 380 par an |
| Coût de la vie à Zurich | Environ CHF 22 100 par an (loyer, repas, assurance, transports) |
| Bourses | Peu en bachelor ; grande bourse d'excellence réservée au master |
| Visa / séjour | Pas de visa (UE) mais permis de séjour B à déclarer à l'arrivée |
« Faut-il parler allemand ? », « le bac suffit-il ? », « combien ça coûte vraiment ? » : les mêmes questions reviennent chez presque tous les candidats français à l’ETH Zurich. Cette page les rassemble et y répond en quelques lignes, puis vous oriente vers le guide détaillé quand un sujet mérite d’être creusé. Le principe : une réponse courte et honnête ici, une explication complète ailleurs.
Un point de cadrage d’abord. L’ETH ne fonctionne pas comme Oxford ou les universités américaines : il n’y a ni entretien, ni lettre de motivation à l’anglaise, ni college, et pas de taux d’admission concurrentiel unique. Le vrai filtre est ailleurs, et il tient en trois mots : la langue, l’examen d’admission éventuel, et la première année.
La langue : le premier filtre, et de loin
C’est la question numéro un, avant toute autre. Le bachelor de l’ETH est dispensé 100 % en allemand. Un certificat de niveau C1 (Goethe-Zertifikat, ÖSD Zertifikat, TestDaF ou telc Deutsch, de moins de deux ans) est exigé des non-germanophones, à remettre au plus tard le 31 mars. Le baccalauréat français, même dans sa version OIB, n’exempte pas de cette preuve. L’anglais, lui, n’ouvre pas le bachelor : il est en revanche la langue de la plupart des masters, ce qui explique pourquoi tant de francophones rejoignent l’ETH après un premier cycle ailleurs. Si votre allemand n’est pas solide, ce point conditionne tout le reste. Pour approfondir, notre guide dédié à l’allemand à l’ETH détaille les certificats acceptés et les rares cas d’exemption.
Le baccalauréat français est-il reconnu ?
Oui, et c’est une bonne nouvelle : la France bénéficie d’un accord bilatéral de reconnaissance. Un baccalauréat général peut ouvrir l’admission sans examen, à condition de remplir toutes les exigences : avoir suivi en première et terminale un bloc de matières scientifiques et linguistiques (spécialité ou mathématiques expertes, une science, une langue), obtenir au moins 70 % (14/20) dans ces matières à l’examen, et décrocher une moyenne finale de 16/20 ou plus, soit une mention très bien. Seul le bac général est reconnu ; le bac technologique ou professionnel seul ne suffit pas. Si ces conditions ne sont pas toutes réunies, l’ETH demande un examen d’admission réduit. Les critères exacts, ligne par ligne, figurent dans notre guide sur les conditions d’admission et sont à vérifier sur ethz.ch.
L’examen d’admission et la première année
Quand le diplôme ne suffit pas, l’ETH propose son propre examen d’admission, en version réduite (4 matières, CHF 550) ou complète (8 matières, CHF 800). Un bac général français reconnu mais sous 16/20 relève de la version réduite. Point essentiel : cet examen se passe en allemand, avec la terminologie scientifique correspondante, une fois par an en hiver (session annoncée du 18 au 28 janvier 2027). Le calendrier surprend : on candidate via eApply avant le 31 mars, on passe l’examen en janvier suivant, et on entre en septembre. Notre guide sur l’examen d’admission en détaille la mécanique.
Une chose que l’ETH ne cache pas : l’admission n’est pas la fin du parcours. La première année se conclut par un examen de base (la Basisprüfung) au fort taux d’échec. Être admis ne garantit donc jamais le diplôme, et c’est pourquoi nous écrivons ici « taux d’admission » et jamais autre chose : la sélection réelle se joue aussi après l’entrée.
Le budget réel : frais bas, ville chère
C’est le point le plus mal compris. L’écolage de l’ETH reste très bas comparé au Royaume-Uni ou aux États-Unis, même après son triplement de l’automne 2025. Un Français relève du groupe 2 (venu étudier en Suisse) : CHF 2 190 par semestre, soit de l’ordre de CHF 4 380 par an, auxquels s’ajoutent quelques frais de semestre obligatoires. Le vrai poste de dépense n’est pas la scolarité, mais le coût de la vie : Zurich est l’une des villes les plus chères d’Europe, avec de l’ordre de CHF 22 100 par an entre loyer, repas, assurance maladie obligatoire et transports. Au total, comptez de l’ordre de CHF 28 000 par an (environ CHF 2 300 par mois). Pour chiffrer votre situation, utilisez notre estimateur de coût.
Bourses, visa et permis de séjour
Côté financement, soyons directs : l’ETH ne propose pas de bourse au mérite couvrant tout pour un bachelor international. Il existe des bourses sociales partielles, sur besoin avéré, et la grande bourse d’excellence (ESOP) est réservée au master. Un Français en bachelor doit donc prévoir le coût plein et explorer des aides externes ; nos pages bourses et financer ses études recensent les pistes.
Côté séjour, un Français est citoyen de l’UE : pas de visa étudiant grâce à la libre circulation, mais l’obligation de déclarer son arrivée et d’obtenir un permis de séjour B auprès de la commune, en général dans les 14 jours et avant le début des cours (justificatifs : immatriculation, ressources, assurance, adresse). Notre page visa étudiant résume ces démarches.
EPFL ou ETH : bien poser le choix
C’est sans doute la question la plus utile à se poser tôt. L’ETH a une école sœur romande, l’EPFL de Lausanne, dont le bachelor est en français. Pour beaucoup de francophones, le chemin le plus réaliste est un bachelor à l’EPFL puis un master à l’ETH (souvent en anglais). Ce n’est pas un lot de consolation : les deux écoles font partie du même domaine fédéral et figurent parmi les meilleures d’Europe. Le choix dépend surtout de votre niveau d’allemand et de votre projet. Pour situer le système suisse dans son ensemble, voyez notre page étudier en Suisse.
Par où commencer
Si vous découvrez l’ETH, trois réflexes utiles : évaluer d’abord votre allemand, situer votre bac par rapport aux conditions, et vérifier chaque chiffre à la source. Chaque question ci-dessus a son guide dédié, accessible depuis le sommaire des guides ETH Zurich.
C’est précisément le rôle d’un accompagnement : transformer cette liste de questions en un plan d’action daté et vérifié. Chez Next Step, nous aidons les candidats français à arbitrer entre l’ETH et l’EPFL, à cadrer leur calendrier et à vérifier chaque exigence sur les sources officielles. Si une question reste sans réponse claire après cette page, parlons-en : un premier échange suffit souvent à y voir net, sans engagement et sans promesse d’admission.
Étape par étape
Vérifier d'abord la langue
Le bachelor est en allemand : visez un certificat C1 (Goethe, ÖSD, TestDaF, telc) de moins de deux ans, à remettre au plus tard le 31 mars. Sans allemand solide, le projet ne tient pas.
Situer votre baccalauréat
Vérifiez si votre bac général remplit les conditions (matières, notes, mention très bien de 16/20). Si oui, admission sans examen ; sinon, examen d'admission réduit.
Candidater via eApply
La candidature en ligne eApply est ouverte du 1er décembre au 31 mars à 23h59 CET. Aucune candidature tardive n'est acceptée. L'ETH détermine alors si un examen est requis.
Passer l'examen d'admission si requis
L'inscription court du 15 septembre au 15 octobre, l'examen a lieu en janvier (session annoncée du 18 au 28 janvier 2027), en allemand. Dates à vérifier sur ethz.ch.
Budgéter le coût réel
Chiffrez frais et coût de la vie sur une année : l'écolage est bas, mais Zurich est chère. Prévoyez de l'ordre de CHF 28 000 par an tout compris pour un Français.
Déclarer votre arrivée
Citoyen UE, vous n'avez pas de visa mais devez obtenir un permis de séjour B auprès de la commune, en général dans les 14 jours suivant l'arrivée et avant le début des cours.
Erreurs fréquentes à éviter
Questions fréquentes
Faut-il parler allemand pour étudier à l'ETH Zurich ?
Oui, pour le bachelor. Les cursus de premier cycle sont 100 % en allemand et un certificat de niveau C1 (Goethe-Zertifikat, ÖSD, TestDaF ou telc, de moins de deux ans) est exigé au plus tard le 31 mars. Le bac français, même OIB, n'exempte pas de cette preuve. L'anglais est en revanche la langue de la plupart des masters, souvent la vraie porte d'entrée pour les francophones.
L'ETH Zurich reconnaît-il le baccalauréat français ?
Oui. La France bénéficie d'un accord bilatéral de reconnaissance. Un baccalauréat général ouvre l'admission sans examen s'il remplit toutes les conditions : bonnes matières suivies en première et terminale (mathématiques, une science, une langue), une moyenne d'au moins 70 % (14/20) dans ces matières à l'examen, et une moyenne finale de 16/20 (mention très bien). À défaut, un examen d'admission réduit s'applique. Les critères exacts sont à vérifier sur ethz.ch.
Qu'est-ce que l'examen d'admission de l'ETH ?
C'est l'examen que passent les candidats dont le diplôme ne suffit pas à l'admission directe. Il existe en version réduite (4 matières, CHF 550) ou complète (8 matières, CHF 800) ; un bac général français reconnu mais sous 16/20 relève de la version réduite. Il se déroule en allemand, une fois par an en hiver (session annoncée du 18 au 28 janvier 2027), et porte sur les mathématiques, la physique, la chimie et les langues. Les dates sont à vérifier sur ethz.ch.
Combien coûtent réellement les études à l'ETH Zurich pour un Français ?
L'écolage reste bas : un Français relève du groupe 2 (venu étudier en Suisse), soit CHF 2 190 par semestre, de l'ordre de CHF 4 380 par an depuis le triplement de l'automne 2025, plus quelques frais de semestre obligatoires. Le vrai poste de dépense est le coût de la vie à Zurich, environ CHF 22 100 par an. Au total, comptez de l'ordre de CHF 28 000 par an (environ CHF 2 300 par mois). Montants à confirmer sur ethz.ch.
L'ETH Zurich offre-t-il des bourses aux étudiants français ?
Peu, en bachelor. L'ETH ne propose pas de bourse au mérite couvrant tout pour les internationaux de premier cycle ; il existe seulement des bourses sociales partielles, sur besoin financier avéré. La grande bourse d'excellence (ESOP, de l'ordre de CHF 12 000 par semestre plus exemption d'écolage) est réservée au niveau master. Un Français en bachelor doit donc budgéter le coût plein et explorer des aides externes.
Faut-il un visa, et vaut-il mieux passer par l'EPFL ?
Un Français est citoyen de l'UE : pas de visa étudiant pour la Suisse, mais il faut déclarer son arrivée et obtenir un permis de séjour B auprès de la commune, en général dans les 14 jours. Côté choix, beaucoup de francophones font leur bachelor à l'EPFL (Lausanne, en français), école sœur romande, puis rejoignent l'ETH en master (souvent en anglais). C'est souvent le chemin le plus réaliste quand l'allemand n'est pas acquis.
Se faire accompagner pour ETH Zürich
Un conseiller Next Step construit votre candidature à ETH Zürich, du choix du cursus à l'entretien.